lundi 16 Octobre 2017
Le conseil des ministres vient d'approuver un avant-projet de loi et une série d'arrêtés royaux relatifs à l'industrie des jeux de hasard. Ainsi, les bookmakers ne pourront plus promouvoir une compétition. Ils devront également renoncer à la diffusion de leur publicité pendant la transmission en direct d'un évènement sportif. Ces mesures visent bien entendu à mieux protéger les joueurs et les mineurs.
Le gouvernement semble bien décidé à renforcer son contrôle sur l'industrie des jeux de hasard. Le conseil des ministres vient en effet d'interdire la diffusion de publicité visant à promouvoir les paris pendant la transmission en direct d'une compétition sportive. Cette interdiction concerne également les autres jeux de hasard. À noter que les bookmakers pourront malgré tout diffuser leur publicité avant et après une compétition sportive diffusée en direct durant l'après-midi. En l'absence d'évènements en journée, cependant, ils devront attendre 20 h pour promouvoir leur service.
Le gouvernement a également interdit la publicité pour les jeux de hasard et les prit sur l'équipement et le matériel sportifs des équipes d'âge. Enfin, les messages promotionnels seront limités à un spot par séquence par opérateur de paris sportifs. Ils devront également encourager le joueur à adopter un comportement responsable en incorporant la mention de la limite d'âge ainsi que l'annotation « Jouez avec modération ».
Le gouvernement a également décidé de s'attaquer aux cafés qui proposent des jeux de hasard. Ces établissements devront désormais limiter le nombre de leurs machines automatiques à 4. Ces dernières ne fonctionneront qu'avec des pièces de monnaie et elles seront équipées d'un lecteur d'identité électronique.
Toutes ces mesures visent à renforcer la protection des mineurs vis-à-vis de jeux de hasard. Elles s'inscrivent également dans le cadre d'une volonté de renforcer le contrôle sur l'industrie. Enfin, il convient de noter que les communes auront désormais leur mot à dire concernant l'octroi de licences pour les machines automatiques dans les cafés. Elles devront également être consultées par les bookmakers si ces derniers souhaitent ouvrir une agence sur leur territoire.