vendredi 16 Mars 2018
L'opérateur Ladbrokes s'expose à d'énormes risques. Il continue en effet d'exploiter des paris virtuels dans ses agences malgré le retrait de l'autorisation exceptionnelle qui lui avait été accordée par la Commission des jeux de hasard. Pour le rappeler, cette dernière vient de lancer une procédure de sanction.
Les paris virtuels continuent d'alimenter l'actualité. Pour rappel, il n'existe aucun cadre légal pour définir leur statut. Malgré tout, il semblerait qu'ils tombent davantage dans le domaines des jeux de hasard. Ils sont ainsi interdits dans les salles de paris. L'opérateur Ladbrokes a cependant eu l'opportunité de proposer des paris virtuels durant une période d'essai. L'autorisation exceptionnelle a expiré l'année dernière. Malheureusement, l'opérateur n'a toujours pas retiré ses machines de paris virtuels de ses agences.
Aujourd'hui, il s'expose ainsi à de lourdes sanctions. La Commission des jeux de hasard devrait la définir lors de sa prochaine réunion le 9 mai. Marjolein De Paepe, porte-parole de la CJH, indique que "cela peut aller d'un avertissement à une suspension, voire à un retrait de la licence". Ladbrokes avait également été condamné par le tribunal de commerce de Bruxelles à stopper l'exploitation des paris sportifs dans ses agences sous peine de se voir infliger des astreintes plafonnées à 10 millions d'euros.
A noter que la sanction ne concernerait que les agences de paris physique, car comme l'indique Ladbrokes sur son site Internet Ladbrokes.be, "Le virtuel est temporairement enlevé de notre plateforme mobile, merci de votre compréhension".
Edit du 12 mai 2018 : Suite à la publication d'un arrêté royal le 9 mai, Ladbrokes et les autres bookmakers belges avec une licence F1 peuvent proposer à nouveau des paris virtuels.